Le curé Labelle


Né en 1833, il est le seul fils d’Angélique Maher et d’Antoine Labelle, cordonnier. Il étudie au séminaire de Sainte-Thérèse. Les premières années de sa vie sont mal connues, mais on sait qu’il aimait lire Auguste Nicolas et Joseph de Maistre. Il ajoute François-Xavier à son prénom car il s’inspire de saint François-Xavier. Il est ordonné prêtre le 1er juin 1856 après une brève formation théologique de 1852 à 1855. Il est doté d’un physique imposant : il mesure 1 m 80 cm et pèse 140 kilos[3]. D’abord nommé vicaire à Sault-au-Récollet par l’évêque Ignace Bourget, il devient curé à la paroisse de Saint-Antoine-Abbé, près des États-Unis, où il exerce son ministère jusqu’en 1863. Ensuite, il est prêtre à Saint-Bernard-de-Lacolle où il sera l’instigateur de la construction de l’église actuelle. Il se présente aussi comme volontaire pour lutter contre l’invasion des Féniens. Vers 1867, il exprime un épuisement, demandant d’être transféré dans un diocèse américain ou dans un monastère. L’évêque Bourget le somme de rester, lui accordant la paroisse de Saint-Jérôme. Le reste de son histoire est connue ! Il meurt le 4 janvier 1891 à l’âge de 58 ans. Un grand monument, œuvre du sculpteur Alfred Laliberté, a été érigé en son honneur devant la cathédrale de Saint-Jérôme. Sa vie a fait l’objet d’un feuilleton télévisé populaire appelé Les Belles Histoires des Pays-d’en-Haut. Le boulevard Curé-Labelle, la municipalité de Labelle, la municipalité régionale de comté d’Antoine-Labelle et la réserve faunique de Papineau-Labelle sont nommés en son honneur. En 1961, une école secondaire est construite à Laval qui portera le nom Curé-Antoine-Labelle, tout près du parc qui porte son nom, le parc Roi-Du-Nord.

Municipalité : Saint-Bernard